Une parfaite équation entre talent et sagesse
Introduit à la 4e pour un Vogt pas vraiment à son affaire, Capela a tout de suite impacté la rencontre de sa présence. «Jai vu quon avait du mal à entrer dans la rencontre, alors je ne me suis pas posé de questions et jai fait ce que je sais faire. A savoir: défendre et apporter de lintensité et de la dureté dans le jeu. Tant mieux si cela a encouragé et tranquillisé mes coéquipiers», a simplement expliqué le jeune prodige de 19 ans, peu enclin à tirer la couverture à lui. «Je me suis simplement concentré sur mon travail, sans me préoccuper des prestations de mes camarades. Tout ce qui comptait pour moi, cétait daider léquipe», a-t-il poliment décliné, évitant ainsi de commenter la catastrophique entame de match des leaders de léquipe que sont Dusan Mladjan et Vogt.
Heureux comme un gamin de découvrir les compétitions internationales avec léquipe de Suisse, celui qui a déjà évolué en Euroligue avec Chalon prend les choses comme elles viennent: «On a fait la moitié du travail, mais le plus important reste à accomplir», a-t-il sagement averti, conscient que linvincibilité actuelle de la Suisse ne demande quà être confirmée lors des difficiles déplacements à venir au Danemark et en Autriche.
Auteur dun travail herculéen sous les panneaux, Capela a fait souffrir ses opposants. En compagnie de Jonathan Dubas et dun Vogt plus à laise de son côté de terrain quen phase offensive, le Meyrinois est ainsi parvenu à limiter le rayonnement de lexcellent Rasid Mahalbasic, le carburateur de la phalange autrichienne. Son engagement physique lui a valu le contrôle serré de la patrouille arbitrale : «Lun des trois officiels ne voulait pas me lâcher! Jai dû composer avec et éviter de ménerver». Un gage supplémentaire de maturité affiché par celui qui devrait devenir le deuxième Suisse à sessayer sur les parquets NBA après Thabo Sefolosha.
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