Une parfaite équation entre talent et sagesse

Une parfaite équation entre talent et sagesse

par Marc Fragnière, Fribourg - Après trois rencontres avec l’équipe de Suisse, le rookie Clint Capela fait déjà figure de rouage indispensable dans la machine de guerre bâtie par Petar Aleksic.Passé pro en début de saison à Chalon, le longiligne intérieur (2m08) genevois affiche déjà des statistiques proches du double-double (11,7 points/9,7 rebonds) sous le maillot national. Deuxième option sous les panneaux après l’expérimenté Oliver Vogt, la nouvelle coqueluche du basket helvétique a fait forte impression, mercredi contre l’Autriche à Fribourg (69-63).

Introduit à la 4e pour un Vogt pas vraiment à son affaire, Capela a tout de suite impacté la rencontre de sa présence. «J’ai vu qu’on avait du mal à entrer dans la rencontre, alors je ne me suis pas posé de questions et j’ai fait ce que je sais faire. A savoir: défendre et apporter de l’intensité et de la dureté dans le jeu. Tant mieux si cela a encouragé et tranquillisé mes coéquipiers», a simplement expliqué le jeune prodige de 19 ans, peu enclin à tirer la couverture à lui. «Je me suis simplement concentré sur mon travail, sans me préoccuper des prestations de mes camarades. Tout ce qui comptait pour moi, c’était d’aider l’équipe», a-t-il poliment décliné, évitant ainsi de commenter la catastrophique entame de match des leaders de l’équipe que sont Dusan Mladjan et Vogt.

Heureux comme un gamin de découvrir les compétitions internationales avec l’équipe de Suisse, celui qui a déjà évolué en Euroligue avec Chalon prend les choses comme elles viennent: «On a fait la moitié du travail, mais le plus important reste à accomplir», a-t-il sagement averti, conscient que l’invincibilité actuelle de la Suisse ne demande qu’à être confirmée lors des difficiles déplacements à venir au Danemark et en Autriche.

Auteur d’un travail herculéen sous les panneaux, Capela a fait souffrir ses opposants. En compagnie de Jonathan Dubas et d’un Vogt plus à l’aise de son côté de terrain qu’en phase offensive, le Meyrinois est ainsi parvenu à limiter le rayonnement de l’excellent Rasid Mahalbasic, le carburateur de la phalange autrichienne. Son engagement physique lui a valu le contrôle serré de la patrouille arbitrale : «L’un des trois officiels ne voulait pas me lâcher! J’ai dû composer avec et éviter de m’énerver». Un gage supplémentaire de maturité affiché par celui qui devrait devenir le deuxième Suisse à s’essayer sur les parquets NBA après Thabo Sefolosha.

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