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«C'est magique»
«Affronter le Brésil est un défi pour tous: les supporters, l'entraîneur et les joueurs. Nous recevons un pays qui est le pays du football dont les joueurs évoluent vraiment dans le monde entier, dans tous les championnats quels que soient leur niveau, explique Ottmar Hitzfeld. Le Brésil, c'est magique pour tous les footballeurs. Je me souviens du premier livre que mes parents m'ont offert. C'était un livre sur Pelé. Je conserve encore le souvenir de cette équipe de 1958 en Suède, la plus belle sans doute».
Mais le passé, aussi beau soit-il, n'occulte en rien le présent pour Ottmar Hitzfeld. «Nous serons opposés à un adversaire qui vient de prouver toute sa valeur lors de la Coupe des Confédérations, poursuit-il. Luiz Felipe Scolari a su retrouver l'équilibre qui lui avait permis d'emmener le Brésil à la victoire lors de la Coupe du monde 2002. Cet été lors de la Coupe des Confédérations, la pression était énorme sur cette équipe. Elle a su la maîtriser à la perfection».
A Bâle, le Brésil se présentera avec ses meilleurs éléments. De Thiago Silva, le défenseur le plus craint, au buteur Fred, tous les sélectionnés de Luiz Felipe Scolari ont compris que rien ne leur sera possible l'an prochain sans une rigueur tactique sans faille. Une rigueur qui laisse toutefois des espaces de liberté à des joyaux comme Oscar et bien sûr Neymar. «Le Brésil sera le grand favori de la Coupe du monde. Mais à la fin, c'est l'Allemagne ou la... Suisse qui la gagnera», s'amuse Ottmar Hitzfeld.
Trois inconnues
Comme Scolari, le sélectionneur alignera son équipe type. A deux exceptions près toutefois: Johan Djourou, qui relève de blessure, est resté à Hambourg et Gökhan Inler, qui sera suspendu le 6 septembre contre l'Islande à Berne, restera sur le banc au coup d'envoi. Ottmar Hitzfeld devra trancher entre Philippe Senderos, Timm Klose et le néophyte Fabian Schär pour épauler Steve Von Bergen en défense centrale. En ligne médiane, Blerim Dzemaili devrait relayer Inler.
Enfin en attaque, on voit mal comment Ottmar Hitzfeld pourrait ne pas titulariser Haris Seferovic, le buteur providentiel contre Chypre. Même s'il n'a pas repris la compétition avec la Real Sociedad, son nouveau club, l'ancien joueur de Neuchâtel Xamax possède désormais une longueur d'avance. «Haris a quelque chose en plus», martèle Ottmar Hitzfeld depuis le match du 8 juin à Genève.
La première confrontation entre les deux pays s'est déroulée lors de la Coupe du monde 1950 à Sao Paolo où la Suisse avait obtenu le nul (2-2) sur un doublé de Jacky Fatton. Le dernier match remonte au 15 novembre 2006 au Parc Saint-Jacques. La Suisse s'était inclinée 2-1. Lichtsteiner, Senderos, Barnetta, Inler et Dzemaili étaient déjà de la partie face à un adversaire qui avait trouvé l'ouverture par Luizao et Kaka, Maicon marquant ensuite contre son camp.
L'unique victoire de la Suisse fut obtenue le 21 juin 1986 à Bâle. Dirigés par Paul Wolfisberg et Uli Stielike, les Suisses s'étaient imposés 1-0 sur une réussite de Kubilay Türkyilmaz. Vingt-trois ans plus tard, y aura-t-il un nouveau «Kubi» sur cette même pelouse ? (Si/Newsnet)
Créé: 14.08.2013, 20h38
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